Une nouvelle restriction vient de tomber sur les arrêts maladie. Et cette fois, elle prend effet immédiatement. Que vous soyez salarié, travailleur indépendant, ou simplement inquiet pour votre santé, ces changements pourraient bien vous concerner plus que vous ne le pensez.
Un retour à la limite des arrêts maladie courts
Depuis mai 2024, une nouvelle règle entre en vigueur : les arrêts maladie prescrits en téléconsultation sont de nouveau soumis à des limitations strictes. Concrètement, ce dispositif encadre à nouveau les durées des arrêts prescrits sans consultation physique, pour éviter les abus et garantir un meilleur suivi médical.
En résumé, un praticien que vous ne connaissez pas, et que vous consultez uniquement en ligne, ne pourra pas vous délivrer un arrêt maladie de plus de trois jours. Et surtout, cet arrêt ne pourra pas être renouvelé Ce n’est pas un hasard. Le gouvernement a constaté une explosion du nombre d’arrêts maladie prescrits à distance depuis 2020. Certains patients obtenaient des jours d’arrêt sans jamais avoir vu un professionnel en face à face. En 2023 déjà, le gouvernement avait annoncé son intention de lutter contre la fraude et les arrêts abusifs. Cette réforme s’inscrit donc dans une logique de contrôle, mais aussi d’économie pour la Sécurité sociale. Si vous avez l’habitude de passer par la téléconsultation pour obtenir un arrêt de travail (via des plateformes comme Doctolib, Livi ou Qare par exemple), ces nouvelles règles vont vous impacter directement : Ces mesures concernent uniquement les médecins non traitants ou inconnus du patient. Votre médecin traitant, même s’il utilise la téléconsultation, pourra continuer à vous prescrire davantage de jours si nécessaire. Pour les salariés, cela signifie que vous devrez peut-être consulter physiquement pour justifier d’un arrêt plus long. Ce qui peut compliquer les choses si vous êtes malade, isolé, ou sans transport rapide. Pour les employeurs, cette décision est plutôt bien accueillie. Elle devrait permettre de limiter les arrêts de complaisance qui plombent parfois la productivité. Les professionnels de santé aussi sont concernés. Ils doivent désormais respecter un cadre strict lors des téléconsultations : La CNAM (Caisse nationale d’assurance maladie) pourra effectuer des contrôles renforcés sur les télécertificats abusifs à partir de juin 2024. Le principe est simple : fini les arrêts maladie faciles en 5 minutes via appli mobile. Le gouvernement mise sur un retour à plus de rigueur. Pour vous, cela signifie qu’il faudra probablement prévoir une consultation physique dans les cas prolongés, même si ce n’est pas toujours pratique. Mieux vaut donc anticiper. Si vous pensez devoir vous arrêter pour plus de quelques jours, tournez-vous dès que possible vers votre médecin traitant. Cela vous évitera bien des surprises… et des refus de la part de la Sécurité sociale.Pourquoi ce retour en arrière maintenant ?
Qu’est-ce qui change exactement pour vous ?
Quelles conséquences si vous travaillez ?
Et pour les médecins, quelles obligations ?
Ce qu’il faut retenir












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